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Working Holiday Visa Australie, partez à l’aventure au bout du monde !

montage Australie

En 2011, nous avions pour projet de partir en Australie pour quelques mois avec un Working Holiday Visa (WHV). Nous avons fait notre demande, économisé de l’argent et sommes partis en septembre 2011 avec notre sac à dos pour notre premiere grande aventure ! Une expérience très enrichissante qui nous a appris à voyager, dépenser et surtout voir le monde autrement, mais aussi nous avons compris qu’il ne faut pas seulement se faire une idée d’un pays qu’à travers sa télé, ou les on dit, car l’Australie, ce n’est pas toujours l’Eldorado !

Pourquoi le WHV ?

Comme son nom l’indique, le Working Holiday Visa = Visa Vacances Travail, est un accord entre la France et l’Australie, vous autorisant à travailler et voyager sur le territoire australien pendant 1 an. Grâce à ce visa vous pourrez vivre en Australie pendant 1 an, avec un nombre d’entrée et de sortie du territoire illimité durant cette période, découvrir les paysages merveilleux dont le pays regorge, mais aussi travailler partout dans le pays, sans avoir à chercher du travail avant votre départ.

Comment l’obtenir ?

  • Avoir entre 18 et 30ans au moment de la demande, et du départ.
  • Être de nationalité Française
  • Avoir un casier judiciaire vierge
  • S’assurer d’avoir un passeport valide pour toute la durée du voyage
  • Être en dehors de l’Australie pour faire sa demande de visa, et être originaire d’un pays partenaire au programme
  • Posséder la somme de 5000 AUD sur votre compte bancaire (soit environ 3400 €), lors de votre entrée dans le pays, afin de pouvoir subvenir à vos besoins. Mais les contrôles sont vraiment très rares, alors ne paniquez pas si vous ne les avez pas… Cependant, c’est tout de même mieux d’avoir des ressources au départ pour couvrir ses arrières !
  • Ce visa a un coût, il a augmenté depuis l’année où nous l’avions fait, voir presque doublé, actuellement les frais de participation s’élèvent à environ 290 euros.

A savoir

Sophie SydneyIl n’y a aucun quota d’imposé pour ce visa, donc ce qui rend la tache beaucoup plus facile. L’acceptation est faite dans la minute pour certains, dans les 3 jours pour d’autres ! Ne paniquez pas, quasiment tout le monde l’a !

Après acceptation, vous avez un an jour pour jour pour rentrer sur le territoire Australien, afin d’activer votre visa. Une fois arrivé, votre visa débute, mais ne croyez pas que si vous sortez du territoire il se met en pause, il sera seulement valable un an, avec une année en option.

Une assurance santé est également nécessaire (selon l’article 8 de l’accord franco-australien du 24 novembre 2003) cependant aucun contrôle jusque maintenant.

Pour faire votre demande, c’est en cliquant sur ce lien : http://www.immi.gov.au/Visas/Pages/417.aspx

Trouver du travail ?

Avec un WHV il vous sera possible de travailler partout dans le pays et dans le domaine que vous souhaitez, et dans autant d’entreprises que vous voulez, pas de restriction ! Mise à part le fait de travailler dans la limite de 6 mois par employeur. Ne pensez pas travailler dans un bureau tout de même, pour les WHV c’est la plonge, le service, le lavage de voiture et le fruit picking principalement. Vous n’êtes que de passage !

Il est possible de renouveler son visa pour une seconde année, sous certaines conditions particulières : effectuer 3 mois (88 jours) de travail (emplois liés principalement aux secteurs miniers, l’agriculture, la construction, cueillette, pêche et l’élevage) spécifique dans une des régions éligibles.

Pour optimiser vos chances de trouver un travail, il n’y a pas mille façons… Vous vous faites un CV en Anglais (en précisant que vous avez un visa), imprimez le, et partez sillonner les rues de la ville en démarchant tous les restaurants, hôtel ou car-wash ! N’hésitez pas à mentir, ils ne vérifient jamais 🙂 Certaines personnes avaient même un CV par domaine !

Autrement rendez vous sur le site Gumtree, sur lequel vous trouverez tous les jours de nouvelles annonces de recherche/offre d’emplois. Souvent, les annonces concernent la restauration, les bars, aide cuisine, déménagement, baby-sitting, ménage, lavage voitures…

Evidemment, votre niveau d’anglais fera aussi la différence alors il faut faire des efforts pour mettre ses chances de son côté lors de votre présentation, et vous verrez par la suite que le meilleur moyen de progresser dans la langue sera de travailler, car vous n’aurez d’autre choix que de pratiquer et vous efforcer de comprendre si vous voulez continuer ! Si vous ne parlez pas Anglais, apprenez un texte par coeur, que vous réciterez à chaque présentation !

Vous aurez surement souvent entendu ou lu qu’il est très simple de trouver du travail en Australie et qu’on y gagne très bien sa vie, mais je tiens quand même à éclaircir certains points :

  • Tout d’abord, la vie est bien plus chère ! (À Melbourne, on payait notre backpacker 200AUD/ semaine et par personne ! Dortoir de 4 lits) il en est de même pour la nourriture.
  • La durée de travail hebdomadaire est plus élevée qu’en France, en moyenne 50h/semaine
  • Qui dit : Pas de quota pour le visa Australie, dit aussi : Enormément de gens dans le même cas que vous qui chercheront du travail en même temps que vous, il faudra réussir à vous démarquer du lot
  • Concernant le Fruitpicking (cueillettes de fruits) très répandu : il faudra être au bon endroit au bon moment pour les récoltes. Vous pourrez vous procurer le « Harvest Guide » indiquant les périodes de récolte par région, mais pour nous il s’est avéré incorrect il est donc difficile de s’y fier. De plus, pas mal de personnes sont exploités dans ce genre d’endroit, pas tous, mais les employeurs en profitent souvent (mauvaise rémunération pour le travail accompli dans des conditions de travail très rudes) car ils savent que la plupart des voyageurs n’ont pas le choix et qu’ils ont besoin d’argent pour continuer à voyager. En gros, oubliez les règles de Droit du Travail !
  • Pour travailler dans des bars, on vous demandera la plupart du temps si vous avez votre licence RSA (Responsible Service of Alcohol) car la législation australienne est très stricte concernant l’alcool. Vous pouvez soit faire la formation en ligne, soit en centre de formation (sachant qu’en ligne c’est plus rapide). C’est une licence payante, et le RSA n’est pas forcément valide dans tous les états d’Australie car chacun a sa propre législation en matière d’alcool, bien se renseigner à l’avance sur sa validité si vous comptez travailler dans plusieurs Etats d’Australie.

Se loger ?

C’est quoi un « backpacker » ? Vous entendrez et verrez souvent ce terme, qui pourra être employé à la fois pour désigner les auberges de jeunesses occupées principalement par les voyageurs en WHV, mais il désignera aussi ces voyageurs eux-mêmes !

Bien évidemment la plupart du temps, si vous souhaitez voyager plus longtemps à moindre coût et faire des rencontres, il faudra vous loger dans des backpackers. Vous en trouverez dans toutes les villes, les prix diffèrent en fonction des villes, et auront tendance à être plus élevés dans les grandes villes, aussi pendant la période estivale. L’Australie est très bien équipée pour recevoir les voyageurs. Vous trouverez plus d’infos dans cet autre article.

De plus, il est aussi possible de travailler dans des backpackers (housekeeping, accueil…) en contrepartie de l’hébergement gratuit. C’est un bon deal si vous voulez profiter et passer du temps dans une ville tout en économisant de l’argent sur le logement !

Se déplacer et voyager ?

Beaucoup de personnes achètent des vans pour voyager à travers le pays.

Avantages :

  • Vous voyagez à votre rythme, et où vous le sentez…
  • Ils sont équipés de kitchenette, et espace pour dormir, c’est comme un mini studio dans une camionnette en fait !
  • C’est le moyen le plus pratique pour trouver du fruitpicking dans les endroits paumés
  • Et puis, il faut le dire, ça a du style ! Bien souvent ils sont customisés, et vendus de voyageurs en voyageurs à la fin du périple

Inconvénients :

  • Les vans sont souvent vieux et cumulent les chiffres au kilométrage, il ne faut donc pas trop se précipiter et sauter sur la première occasion lorsque vous voulez en faire l’acquisition. Le mieux est de prendre un modèle courant, car vous aurez plus de facilité à trouver des pièces en cas de panne, veillez à vérifier l’état du moteur, demander à tester le van. Les réparations peuvent vite revenir cher, et vous ne trouverez pas de garage tous les 50km quand vous traverserez les déserts australiens !
  • L’essence à un coût, et encore une fois dans le désert c’est pas donné !
  • En Australie, vous n’avez pas le droit de stationner n’importe où avec votre van, et il sera d’autant plus difficile de stationner si vous comptez passer du temps dans les grandes villes, ce ne sera pas forcément un gain d’argent !

Nous n’avions pas choisi cette option comme nous sommes souvent restés dans de grandes villes. Nous avons principalement utilisé le bus et l’avion. Pour le bus, des compagnies proposent de long trajets reliant les grandes villes avec des départs très réguliers voir quotidiens, pas forcément besoin de s’y prendre à l’avance. Concernant l’avion l’Australie aussi dispose de compagnies low cost, comme en Europe, il faut checker régulièrement les prix.

Pour terminer, nous avons fait de la relocation de van. En quoi cela consiste ?

Xavier RelocationChaque agence de location possède un stock de véhicule dans différentes ville d’Australie qu’elle doit ajuster en fonction de la demande. Et comme le pays est très grand et que les distances sont longues, elles mettent en ligne des propositions de trajets afin que les voyageurs puissent ramener le véhicule d’un point à un autre, à moindre coût, car nous rendons service à ces agences qui ont besoin de nous, et c’est un bon plan pour les voyageurs qui désirent parcourir le pays. De plus, la plupart du temps les véhicules proposés sont des vans tout équipés, dans lequel vous pourrez cuisiner et aussi dormir, top !

L’agence met en ligne :

  • Différents trajets (Adelaïde-Perth, Sydney-Melbourne…)
  • Les dates précises
  • Le nombre de jours dont vous disposez pour atteindre la ville d’arrivée
  • Le nombre de kilomètres accordés (dans le cas où vous souhaitez faire quelques petits détours)
  • Le tarif journalier (des fois 5$ ou même 1$)
  • Et parfois même, l’agence prend en charge l’essence, ou une partie.

Veillez à bien regarder l’état de votre véhicule avec la personne de l’agence avant de partir, car sachez que vous devez tout de même déposer une caution équivalent à environ 1000€, il serait dommage de ne pas la récupérer !

Billets d’avions pour l’Australie

En moyenne, un billet d’avion aller/retour au départ France, avec retour modifiable, vous coutera aux alentours de 1000€ suivant les périodes. En basse saison, il vous sera possible d’en trouver à partir de 850€.

Votre billet aura une validité d’un an, et, ce qui vous intéressera le plus, retour modifiable deux fois gratuitement. Parfois vous pourrez modifier votre ville de départ, pour le retour, mais moyennant un surplus.

Durant votre trajet de 24h pour rejoindre l’Australie, vous aurez, suivant les compagnies, une ou deux escales. Les compagnies proposent des stops gratuits afin que vous visitiez d’autres pays. Les stops n’ont pas de durée maximum, mais n’oubliez pas, votre billet n’est valable qu’un an. Les villes que vous pourrez visiter, en fonction des compagnies, sont Bangkok, Doha, Abu Dhabi, Kuala Lumpur, Hong-Kong, Séoul ou Singapore.

Vous pouvez aussi opter pour un billet aller simple, qui coutera approximativement 400 à 500€, avec votre stop gratuit. Le seul problème du billet aller simple, est que vous avez plus de chance de vous faire contrôler à l’entrée sur le territoire Australien, concernant vos fonds demandés.

Jusqu’à 31 ans, vous disposez du tarif jeune. N’hésitez pas à nous contacter afin d’avoir des noms d’agence de voyage vous proposant ce type de service.

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