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Un tour du monde avec notre ami suisse, Pierre !

Même si cette catégorie d’interviews de voyageurs me tient vraiment à coeur, et que j’étais heureux de la lancer l’année dernière, je n’ai pas eu le temps de la suivre, par contre décidé, cela va devenir régulier sur le blog, et nous allons interviewer des voyageurs afin qu’ils nous fassent partager leurs impressions, leurs blogs si jamais ils en ont un, et pour que l’on découvre le monde à travers les yeux d’autres personnes !

Cela veut dire que si vous souhaitez participer à nos interviews de voyageurs, vous pouvez nous contacter sur Facebook, soit sur mon adresse mail xavier@deuxallerssimples.fr ! Par contre aujourd’hui, on va se tourner vers notre ami, Pierre, qui est originaire de Suisse et que nous avons rencontré sur les routes du monde !

Interviews de voyageurs El Calafate

Pierre R. , un Suisse sur les routes du monde

Avant tout , salut Pierre et merci de m’accorder un peu de temps pour notre catégorie interviews de voyageurs ! Pour résumer, nous avons eu la chance de se rencontrer en Argentine, dans une gare routière, pour rejoindre une ville située un peu plus loin ! A ce moment là, tu étais en plein tour du monde, mais je vais te laisser te présenter, toi, d’où tu viens, et un petit peu ce parcours autour du monde afin que les gens apprennent aussi à te connaître

Trois ans de vadrouille autour du monde et me voilà de retour au Bercail. La tête pleine d’images et d’aventures, un rêve accompli. J’ai 27 ans à présent. Je suis un Petit-Suisse de la région de Lausanne au bord du Lac Léman. Mon nom est Pierre. J’ai quitté mon job en septembre 2012 pour faire mes premiers pas d’aventurier sur la côte d’Azur. Trois ans et trente-huit pays plus tard je me suis retrouvé sur les bords du Pacifique à San Francisco prêt à mettre un point final à cette grande escapade.

Qu’est-ce qui t’a fait te dire à un moment, il faut que je parte à l’aventure comme cela pour découvrir le monde qui nous entoure?

Je crois que la peur du futur et des regrets a provoqué le déclic pour cette aventure. Les études terminées, je travaillais depuis deux ans dans une imprimerie. Je pouvais imaginer mes quarante prochaines années assis à mon poste. Durant l’été il n’y avait pas trop à faire. Du coup, mon esprit vagabondait, laissant naître une flamme, un rêve d’aventures et de découvertes grandir en moi. Une nuit je ne pouvais même plus dormir, alors je me suis levé et j’ai regardé ce dont j’avais besoin pour partir. Tout était à portée de main.

Interviews de voyageurs Child_in_Nepal

Avais-tu des peurs, craintes avant de partir de chez toi, et surtout, ce sont-elles estompées avec le temps? Par exemple celle de voyager seul et de se plonger totalement dans l’inconnu?

Je trouve cela plutôt excitant de partir vers l’inconnu, de ne pas savoir ce que nous réserve le lendemain. J’espérais tout de même ne pas me retrouver totalement déçu par ce choix et revenir après deux ou trois mois. Devoir me remettre dans le bain et la paperasse pour la recherche d’un boulot. Peu après le départ je me suis aperçu que le voyage est une sorte de réalité parallèle au monde du travail. On entre dedans et on se rend compte que beaucoup de personnes y sont déjà, prêtes à partager un bout de route ou quelques paroles. Du coup on est jamais seul et il est presque difficile de se trouver un moment pour soi.

Combien de temps as-tu mis pour préparer ce projet?

Environ six mois depuis la nuit sans sommeil. Le temps de parcourir quelques forums et trouver des gens disponibles pour un départ en fin d’année, je me disais qu’à plusieurs ce serait plus sympa. Mais, voyager seul reste selon moi, la meilleure option pour ne pas s’isoler de ce qui nous entoure. Bref, j’ai échangé trois mails avec cet inconnu et on a choisi une date de rendez-vous dans la région de Nice.

Une fois l’avion réservé, l’aventure était officiellement lancée.

Interviews de voyageurs Mountain_Nepal

Est-ce qu’à un moment lors de ce séjour, tu te dis « c’est bon j’en ai ma claque, je rentre à la maison je suis à bout », ou au contraire chaque rencontre, paysage, nouveau lieu te fait te dire que rien d’autre ne vaut une aventure comme cela?

Franchement non. Si une fois je me suis demandé « Mais qu’est-ce que je fous là !? » marchant dans une forêt ou explorant une ville, je n’avais qu’à penser une seconde à mon quotidien Suisse pour avoir la réponse. La vie est tellement belle, pour rien au monde je n’aurais échangé ma place. J’avais un itinéraire et une destination à atteindre, je ne me sentais jamais complètement perdu.

La vie est tellement belle, pour rien au monde je n’aurais échangé ma place.

J’ai toujours l’habitude de dire, que le meilleur plan est de n’avoir aucun plan, car au final il est impossible de suivre ce que l’on a prévu. De ton itinéraire de départ, à quoi ressemble celui que tu as fait au final?

L’itinéraire de base m’indiquait le projet global et les pays à suivre. Je m’y suis tenu au maximum, mais quelques rares pays ont dû être « évités » pour cause de visa ou de budget. J’ai par exemple remplacé, l’Australie par les Philippines. J’espère quand même avoir l’occasion un jour de me rendre au pays des kangourous. A l’intérieur des pays l’itinéraire n’était pas prévu. Je bidouillais un plan général juste avant ou après le passage d’une frontière. Ensuite, je me laissais guider par les avis des locaux et autres voyageurs.

De tous les lieux que tu as eu la chance de faire, quel est celui qui restera a jamais gravé dans ta mémoire, qui t’a le plus époustouflé?

Les images d’ici et là se chevauchent dans ma tête, un paquet de visions toutes plus époustouflantes les unes que les autres. Difficile de choisir. Toutefois, en Inde, voir le bonheur et la joie de vivre sur le visage des gens les plus pauvres et cette « âme » qui brûle dans leur regard… Les Indiens m’ont marqué, on est tous dans le même bateau.

Quelle est la scène la plus insolite que tu aies eu l’occasion de voir durant ton voyage?

A Phnom Penh au Cambodge, je me suis retrouvé dans le «Gang du Black Jack». Des Philippins super sympas m’ont invité à souper chez eux. Après la superbe bouffe je me suis retrouvé à jouer au Black Jack avec eux, plus de dix mille dollars sur la table. C’était une arnaque d’une organisation admirable dans le but de me piquer de l’argent. Mais bon, tout s’est bien fini.

Ah oui carrément  ! Et la plus « traumatisante »?

Une histoire dans un dortoir, au Brésil. Je me suis fait réveiller par un pervers venu se cacher sous mon lit au milieu de la nuit pour me caresser la cuisse.

Effectivement, cela a de quoi être traumatisant ! Changeons de sujet 🙂 

Qu’est-ce que tu as appris des populations que tu as rencontrées autour du monde? Qu’est ce qui diffère de notre mode de vie de tous les jours que nous avons en Europe?

Les traditions sont très importantes, marquants les différences et les charmes des différents peuples. J’ai l’impression que le mode de vie dépend surtout de la « santé» du gouvernement et du confort qu’il peut apporter aux habitants. Partout dans le monde les gens doivent trouver un moyen de gagner leur pain.

Interviews de voyageurs Pelican_Chile

Tu es rentré depuis quelques temps sur la Suisse, mais comment fut ce retour à la vie routinière, comment l’as tu géré?

Je suis rentré parce que je voulais retrouver le confort d’un bureau et d’un climat frais afin de me consacrer au dessin et à la conception d’un livre. Du coup je n’ai pas encore pris de rythme « normal ». Il me reste quelques mois avant de devoir me mettre dans le bain local. Mais je pense pouvoir gérer le choc, car cela fait partie de mes projets (plus ou moins forcés) pour les quelques années à venir.

As-tu un conseil à donner à nos lecteurs, qui pourrait les aider pour leur prochain voyage autour du monde?

Si je dois donner un conseil, ce serait juste : « Lancez-vous ! »

Dix mille dollars, votre carte bancaire et votre passeport suffisent pour une année de voyage en transports publics et dortoirs.

Si je dois donner un conseil, ce serait juste : « Lancez-vous ! »

Avant de terminer, un petit portrait chinois du « voyageur », ton voyageur :

  • Si tu étais une ene ville laquelle serais-tu? Dali en Chine
  • Un paysage? Ninh Binh au Viêtnam
  • Une population? Celle de Pico Truncado en Argentine
  • Un plat? Cette salade de nouilles au poulet achetée à un cuistot de rue à Vientiane. J’en ai encore le goût dans la bouche.
  • Une boisson du monde? Le Chimarrão, ou maté. Mais puisque c’est un Brésilien qui m’y a initié.

Je te remercie vraiment d’avoir pris de ton temps pour répondre à ces questions ! Je te souhaite beaucoup de chance pour ton livre, tes dessins qui sont superbes, tes photos etc !

Si vous souhaitez en savoir encore plus sur Pierre, n’hésitez pas à cliquer sur ce lien afin de découvrir son blog, qui est plus intimiste et personnel !

Voyageusement

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2 commentaires

  1. Mais quelle intéressante et inspirante entrevue 🙂 Merci à vous pour ce moment qui donne carrément des ailes.
    Une questions à part… pourquoi Dali Pierre comme ville si tu en étais une? 🙂 JE suis curieuse.

    • Merci de lire surtout 🙂 Si tu veux participer, qui sait, n’hésites pas on pourrait prévoir cela aussi 🙂
      Je vais lui poser la question sur Dali !

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